Buna Ziua!

Pour ceux qui ont une demi heure devant eux… Voici les dernières nouvelles!

Nous voilà passé en Roumanie, où nous avons rejoins la piste cyclable euro 6. A Constanta ville de départ de la piste nous avons trouvé deux magasins de vélo pour enfin changer notre roue arrière ainsi que la cassette et autres petites mises au point… Nous n’avons pas trouvé de pneu de la marque schwalbe comme nous l’aurions voulu mais celui que nous avons semble pour le moment résister aux épreuves de la route!

Puis nous avons quitté Constanta en direction de l’Ouest pour rejoindre le Danube, ce cours d’eau que nous avions quitter près de son origine en Allemagne est ici un fleuve majestueux qui ne manque pas à sa réputation.

Nous avons traversé des collines, parsemées de vignes, le raisin est excellent en revanche le vin rouge est plus proche du jus de raisin que l’idée qu’on pourrait s’en faire, il est extrêmement sucré.

Nous avons dormis sur une plage déserte où nous avons croisé un berger et son troupeau ainsi que des chiens errants.

La piste offre deux possibilités, passer par la Bulgarie ou bien par la Roumanie, nous avons pris l’option Roumanie en traversant le Danube à l’aide d’un bac à la ville de Silistra.

Le périple Roumain à alors réellement commencé, La piste empreinte une route qui longe le Danube, parfois passant le long de la berge parfois à 7 ou 8 kms, c’est une route droite sans montagnes qui traverse un grand nombre de villages nous permettant de bien nous imprégner de la vie locale. Ainsi au cours de la journée nous croisons des dizaines de charrettes tractées par des chevaux ou bien des ânes et transportant maïs, foin, et autres utilité. Quand nous traversons les villages c’est à peine si nous avons le temps de répondre à tous les « bonjours » qui nous sont adressés, le peuple Roumain est doux, délicat et tendre, ils ont l’air heureux de nous voir passer et la distribution de sourires que nous recevons nous fait chaud au cœur.

Le soir la plus part du temps nous plantons la tente sur la berge ce qui nous permet de prendre un bain pour nous refroidir et de nous laver par la même occasion. Mais les champs sont aussi très accueillants…

La température était de 40 degrés à l’ombre et est montée subitement à 50 degrés en 24 heures, ça nous a rendu l’avancée un peu pénible mais c’était aussi l’occasion pour nous de nous arrêter plus souvent dans les nombreux bistrots des villages, bonne occasion également pour se rapprocher de la vie locale. A la campagne les Roumains sont à l’extérieur la majeure partie du temps sauf lors de grandes chaleur ou nous les retrouvions au bar… Vers 18h ils sont tous assis devant leur maisons, sur des bancs, ils observent les passant, disent bonjour et se racontent leurs histoires, femmes entre elles, hommes au bistrot, l’ambiance est à la camaraderie, où la joie de vivre se ressent.

Le Roumain, langue latine nous permet d’échanger plus facilement, il ne nous est pas possible d’avoir une réelle conversation mais nous pouvons reconnaitre certains mots qui contribuent au bon entendement…

Les villages sont presque tous composés de la même façon la route qui fait office de rue principale est goudronnée puis de là partent les rues secondaires, en terre, caillou, sable revêtement qui rend le voyage en charrette plus chaotique…

Les villages sont propres, les déchetteries à ciel ouvert sont plus rares qu’en Bulgarie et on ressent l’envie des habitants de rendre leurs milieux agréables, les maisons ont une architecture recherchée, les jardins sont ombragés et bien souvent le trottoir fait office de potager.

Sur la route nous croisons un grand nombre de cyclistes, 11 le premier jour, 9 le deuxième puis nous avons arrêté de les compter. Tous nous disent qu’ils ne croisent personne car la plus part des cyclistes descendent le Danube et nous nous le remontons… Ce qui nous a permis de rencontrer Jacky et Véronique, Nantais et de partager un déjeuner avec eux, déjeuner qui durera près de 5 heures durant lesquelles Greg et Floriane s’arrêterons également partager un morceau de pastèque qu’un Roumain venait de nous donner…

Plus tard nous nous arrêterons dans un ancien camping (toujours d‘actualité mais le restaurant y a explosé alors l‘endroit semble un peu déserté…), nous y prendrons une véritable douche puis nous passerons la soirée avec Eric et Chantal ainsi qu’avec Aurélia et Sylvain qui eux aussi descendent le Danube…

Après ces dix jours en Roumanie la piste nous offraient encore le choix entre deux routes, passer par la Serbie ou bien continuer en Roumanie, nos amis cyclistes cités précédemment nous ont conseillé la Serbie car la route y est à l’ombre sur la majeure partie, nous avons donc écouté leur conseil et avons quitté la Roumanie mais pas sans un gros pincement au cœur…

Premier pays qui nous regrettons…

Nous nous réconfortons en pensant que nous seront juste en face de la Roumanie pendant encore quelques kilomètres.

Pour rejoindre la Serbie il faut traverser un petit morceau de Bulgarie, nous nous y arrêtons pour dormir, expérience qui ne fera malheureusement que conforter notre idée précédemment faite lors de la traversé Bulgare le long de la côte de la mer Noire… Nous avions trouver un petit endroit le long du Danube, au pied d’un village, près d’une source d’eau potable, l’endroit était paisible, nous mangeons en attendant que les dernières familles s’en aillent. Nous étions content et notre opinion commençait changer, nous étions bien, une famille venait de nous donner une moitié de pastèque… Mais au moment de mettre la tente… Une bande de fêtard arrive nous adresse à peine la parole, sort les boissons du coffre, bouche l’écoulement de la source pour mettre les bouteilles au frais et commence à mettre de la musique, bon jusque là ce n’était pas grave, nous reprenons notre bâche et nous écartons d’une vingtaine de mètres car ils ont aussi bien le droit de faire la fête… Mais quand le dj est arrivé avec sa table de mixage, son ordinateur et son énorme enceinte, le cauchemar à commencé… La nuit fut horrible, ils ont mis le son tellement fort que l’enceinte semble avoir chauffé mais malheureusement seulement vers 5h du matin… Comme on le disait plus haut ils ont le droit de faire la fête bien évidemment mais que font-ils du respect? Les voisins, nous? Aucun d’entre eux n’est venu nous adresser la parole ni même nous proposer de nous joindre à eux, en bref aucun échange, nouvelle déception qui conforte notre idée première… Avec la douceur et le respect des roumains, le contraste était encore plus marqué…

Nous nous sommes donc empressé de rejoindre la Serbie où nous nous trouvons maintenant, à Belgrade exactement.

Avant d’arriver à la capitale nous avons traversé le pays en arrivant par l’ouest, nous avons rencontré un couple de retraité adorable qui nous a accueilli, nous avons posé la tente dans leur jardin et avons partagé un bon moment avec eux malgré la barrière de la langue, enfin grâce à Lepa et son alcool de prunes du jardin nous pouvions nous comprendre…

Elle nous a un peu expliqué les circonstances de la guerre et les bombardements en 1999…

En campagne il n’y a aucune traces de violence étant donné que les bombardements ont eu lieu à Belgrade. La nature est superbe, nous avons traversé peut être la plus belle partie du voyage pour le moment. A partir de la porte de fer (énorme barrage sur le Danube) et jusqu’à environ 100 kms de Belgrade le Danube sillonne fièrement entre les Balkans et les Carpates ces deux chaînes de montagnes semblent s’être écarté pour laisser passer le majestueux et respectable Danube. Parfois au raz de l’eau ou nous pouvons sentir le poids des pics qui nous entourent, parfois à 150 mètres dominant l’immense beauté du paysage, la piste ne s’écarte jamais beaucoup du fleuve nous permettant l’émerveillement à chaque instant.

Puis nous avons quitté les montagnes qui finissent radicalement pour laisser la place à un paysage plat étonnant.

Et nous sommes arrivés à Belgrade… On y trouve encore quelques immeubles détruits, mais majoritairement tout à été reconstruit à la mode des années 1990… Béton gris dominant… Il reste quand même quelques bâtiment qui ont échappés aux bombes mais le tout donne un étrange mélange… La ville n’est pas très intéressante, nous ne faisons qu’y passer, direction Novi Sad maintenant puis d’ici deux ou trois jours nous seront en Croatie…

Comme ils disent en Roumanie : La revedere…!

Poléma sur leur Pino!